Cent élèves quatre pays européens ont réalisé un court-métrage sur respect l’environnement

Cent élèves de quatre pays européens ont réalisé un court-métrage sur le respect de l’environnement

Plus de cent élèves et enseignants issus de quatre établissements scolaires européens, aux côtés de douze artistes, ont réalisé un court-métrage visant à transmettre aux plus jeunes le respect de l’environnement.

Le film a été conçu à l’aide de la technique de l’animation en stop motion, qui permet de créer l’illusion du mouvement à partir d’une succession d’images fixes.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Green Tales, porté par la Fondation internationale Yehudi Menuhin et cofinancé par l’Union européenne. Le projet a pour objectif de développer des contes illustrés pour enfants, sous forme de films d’animation, afin de renforcer le lien des plus jeunes avec la nature.

La directrice du projet et responsable des programmes de la fondation, Bianca Rubino, qualifie l’initiative d’ «expérience collective qui stimule l’imagination, donne aux individus les moyens d’agir et crée un impact durable», rappelant que « les grands changements s’opèrent collectivement».

Comme l’explique à EFE Imane Tamli, responsable de la communication globale du projet, Green Tales est né d’une idée simple : «Et si nous offrions aux enfants un espace pour s’exprimer de manière créative autour de l’environnement ?»

Stop motion

Le travail en animation stop motion, réalisé par des élèves d’établissements scolaires d’Espagne — notamment le CEIP Santiago Ramón y Cajal de Ceuta —, d’Islande, d’Allemagne et de Turquie, s’articule autour des quatre éléments de la nature : l’eau, l’air, la terre et le feu.

Cent élèves quatre pays européens ont réalisé un court-métrage sur respect l’environnement
Cent élèves de quatre pays européens ont réalisé un court-métrage sur le respect de l’environnement.

D’une durée de neuf minutes et accessible en ligne, le court-métrage constitue l’aboutissement de deux années de travail. Il réunit les expériences menées dans les différents pays participants, chacune centrée sur l’un des éléments et sa relation à l’environnement, au fil d’un récit dans lequel un extraterrestre voyage sur Terre pour les découvrir, avant de conclure que «chacun doit faire sa part pour préserver la planète».

Imane Tamli précise que l’ensemble du processus créatif a été confié aux élèves. Ce sont eux qui ont imaginé les scénarios, conçu les décors, animé les scènes image par image, puis enregistré la narration avec leurs propres voix et créé eux-mêmes les effets sonores.

«C’est un processus créatif complet, où la salle de classe se transforme en studio d’animation et où les élèves se sentent de véritables cinéastes», résume-t-elle.

Selon elle, les élèves «peuvent faire preuve d’ingéniosité, de créativité et de liberté», des qualités que le projet entend préserver et encourager, car «à l’âge adulte, nous avons souvent perdu cette spontanéité, tandis que les enfants n’ont pas encore peur d’exprimer leurs idées et ne censurent pas leurs pensées».

Elle ajoute que les parents expliquent n’avoir jamais vu leurs enfants aussi heureux d’aller à l’école. «Ils rentrent chez eux et tentent d’animer des objets.»

Green Tales projet

De son côté, la vice-présidente exécutive de la Fondation Yehudi Menuhin, Marianne Poncelet, souligne l’importance de sensibiliser les enfants au respect de la nature, tout en mettant en avant la capacité de Green Tales à rassembler des élèves venus de toute l’Europe.

«Ce parcours a été très inspirant pour nous, et les résultats nous encouragent à imaginer une suite à ce magnifique projet», précise-t-elle.

Le projet Green Tales s’inscrit dans l’univers de Panodyssey, un réseau social culturel dédié aux créateurs, journalistes et lecteurs, qui collabore avec EFE pour la diffusion de ce contenu. Son CEO, Alexandre Leforestier, présente la plateforme comme un espace sûr et collaboratif, ouvert aux jeunes auteurs et à la diversité des voix.

Pour y parvenir, la plateforme accorde une attention particulière à la qualité des échanges, en évitant les faux profils, les contenus trompeurs et les commentaires artificiels. La collaboration entre utilisateurs y occupe une place essentielle, souligne Alexandre Leforestier, pour qui Green Tales «montre qu’il est possible d’éduquer et de créer autrement».

Dans le prolongement de cette initiative, Panodyssey et la Fondation internationale Yehudi Menuhin organiseront un forum culturel consacré au projet Green Tales le 9 février 2026 à l’Institut Cervantes de Bruxelles. L’événement réunira l’ensemble des acteurs du projet, ainsi que des représentants de l’UNESCO et de la Commission européenne, afin d’échanger autour de la créativité, de l’éducation artistique et de la sensibilisation à l’environnement.EFE

Projet cofinancé par l’Union européenne

 

Proyecto cofinanciado por la Unión Europea