Image de Beatriz Marín, la représentante en Espagne de Books on Demand (BoD).

L’impression à la demande, une alternative durable et économique à l’édition traditionnelle

Les auteurs et les petits éditeurs se heurtent souvent à des contraintes lourdes lors de la publication d’un livre, entre tirages minimums imposés, investissements initiaux élevés et manque de visibilité. L’impression à la demande (print on demand, PoD) apporte une réponse directe à ces difficultés, en proposant un modèle durable et économiquement viable pour l’autoédition littéraire.

Dans le modèle de l’impression à la demande, les ouvrages ne sont produits qu’en fonction des commandes, ce qui évite toute gestion de stock. Une approche qui change la donne pour les auteurs, explique à EFE Beatriz Marín, consultante en édition et représentante en Espagne de Books on Demand (BoD), plateforme européenne spécialisée dans l’autoédition.

«Dès qu’une commande est passée, que ce soit par un lecteur ou une librairie, l’ouvrage est imprimé dans nos ateliers en un à deux jours, puis expédié directement vers le point de vente ou l’acheteur final», explique Beatriz Marín. Un fonctionnement qui permet aux livres de rester disponibles en permanence, sans imposer aux auteurs d’importants investissements financiers.

Au-delà de la limitation des surplus et de la réduction de l’impact environnemental, BoD met en avant un accès plus rapide au marché, sans avoir à attendre l’impression de milliers d’exemplaires. Ce modèle offre également aux auteurs une liberté totale, du choix du prix à la conception de l’ouvrage et à sa date de publication, tout en assurant une rentabilité par exemplaire supérieure à celle de l’édition traditionnelle.

Alternative réelle et professionnelle

Pour la représentante de BoD, dont l’entreprise a accompagné plus de 70 000 auteurs en Europe depuis 1998, ces atouts font de l’autoédition «une alternative réelle et professionnelle». Elle anticipe par ailleurs une évolution du marché marquée par le développement des formats audio et des modèles par abonnement, une demande stable pour le livre imprimé, la montée en puissance d’une autoédition plus professionnalisée, ainsi qu’une progression des auteurs hybrides.

En 2024, le marché du livre imprimé en Espagne a atteint un record, avec 77 millions d’exemplaires vendus et un chiffre d’affaires dépassant 1,2 milliard d’euros. Le secteur de l’édition enregistre ainsi une progression de 9,8 % par rapport à 2023, selon les données du rapport Mercado del Libro en España 2024, publié par GfK.

«Notre ambition est de démocratiser l’édition en Europe, en permettant à chaque auteur de publier son livre selon des standards professionnels, d’accéder aux librairies et de conserver une maîtrise complète de son projet», ajoute Marín.

Pannodyssey: Une bibliothèque littéraire

La démocratisation de la création littéraire fait justement partie des engagements du réseau social paneuropéen Panodyssey, sur lequel BoD est présent. Son CEO, Alexandre Leforestier, estime que les auteurs autoédités sont aujourd’hui en quête de « nouvelles solutions numériques » pour toucher leur public.

La plateforme d’écriture associe «l’immédiateté des réseaux sociaux » à «la profondeur d’une bibliothèque littéraire», tout en offrant aux auteurs une visibilité qu’Alexandre Leforestier juge «particulièrement précieuse», aussi bien sur Google que dans les nouveaux outils d’intelligence artificielle. Une visibilité rendue possible, souligne-t-il, par le fait que «100 % des comptes sont vérifiés».

Dans l’objectif d’accroître la visibilité des contenus, le dirigeant de Panodyssey — qui collabore avec EFE pour la diffusion de cet article — a annoncé le lancement récent de Panodyssey Entreprise. Cet outil, destiné aux professionnels de l’édition et aux marques culturelles, leur permet d’accéder à l’ensemble des plus de 50 fonctionnalités proposées par la plateforme.EFE

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